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.quand on m'invite à signer quoi que ce soit, je me contente de le parcourir et d'apposer ma signature à l'endroit indiqué, sur la petite ligne pointillée.- C'est très imprudent.remarqua Linnet.- Je ne suis guère taillé pour les affaires, repartit Simon.S'il faut signer, je signe : c'est beaucoup plus simple.Andrew Pennington l'observait pensivement.Puis il lui dit d'un ton sec :- Hum ! C'est parfois un peu risqué, Doyle.- Bah ! Je suis confiant de nature et cela me réussit assez bien, puisque jusqu'ici personne ne m'a trompé.Soudain, à la surprise générale, le silencieux Mr Fanthorp se retourna et s'adressa à Linnet :- Excusez mon indiscrétion, madame, mais permettez- moi de vous dire àquel point j'admire votre esprit commercial.Je suis avocat et, dans ma profession, j'ai trop souvent à déplorer chez mes clientes un manque total de sens réaliste.Je vous félicite de ne jamais signer un document sans le lire.C'est magnifique, madame !Il salua, rougit légèrement et se replongea dans la contemplation des rives du Nil.Linnet proféra un vague remerciement et se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire devant l'air emprunté et solennel du jeune avocat.Andrew Pennington parut plutôt ennuyé.quant à Simon Doyle, il ne savait que penser de cette intrusion.- Au suivant, maintenant ! dit Linnet à Mr Pennington, qui parut décontenancé.- Nous pourrions peut-être remettre ces formalités à un autre moment.Comme vient de le dire Doyle, s'il faut que vous lisiez ces papiers jusqu'au bout, nous en avons pour des heures.Les deux premiers documents importaient davantage.Vous signerez les autres plus tard.- On étouffe ici.Si nous allions sur le pont ? quelques instants après eux, Poirot quitta le salon et se dirigea vers l'arrière du bateau.Il faillit heurter une femme au type latin très prononcé, qui leva vers lui un visage étonné.Elégamment vêtue de noir, elle venait de parler à un gros individu en uniforme.un des mécaniciens du bord, à en juger par son aspect.Poirot surprit sur leurs traits une expression d'anxiété et de crainte.Il poursuivit sa promenade et passa à tribord.La porte d'une cabine s'ouvrit, livrant passage à Mrs Otterbourne, qui faillit se jeter dans ses bras.Elle portait un peignoir de satin écarlate.- Excusez-moi, cher monsieur Poirot.Je n'ai pas le pied marin.Si le bateau voulait au moins demeurer tranquille !.Elle s'accrocha à son bras.- Je ne puis supporter le tangage.Les voyages en mer ne me réussissent pas.Et je suis seule des heures entières.Mrs Otterbourne se mit à pleurer.- Ma fille ne s'occupe pas de moi.Et dire que j'ai sacrifié mon existence pour une ingrate ! Elle m'a imposé ce voyage qui m'ennuie àmourir ! Parfaitement, je vais raconter cela à tout le monde.Comme elle s'élançait en avant, le détective réprima son élan.- Je vais vous envoyer votre fille, madame.Rentrez dans votre cabine.Cela vaudra mieux.Il finit par la persuader.Après une courte hésitation, Mrs Otterbourne regagna sa cabine.Poirot se mit ensuite à la recherche de Rosalie Otterbourne, qu'il trouva assise entre Mrs Allerton et Tim.- Votre mère vous demande, mademoiselle.La jeune fille venait de rire aux éclats.Brusquement son visage s'assombrit.Elle jeta un regard méfiant à Poirot et courut le long du pont.- Je n'arrive pas à comprendre cette enfant, dit Mrs Allerton.Elle est d'humeur si fantasque ! Un jour elle est très aimable, et le lendemain presque insolente.- C'est une enfant g‚tée, au caractère insupportable, observa Tim.- Tu te trompes, répliqua sa mère.Je la crois plutôt malheureuse.- Bah! Chacun a ses ennuis ! trancha-t-il d'un ton sec.Chapitre 6.La grosse pierreLe lundi matin le vapeur fut amarré à la berge.quelques mètres plus loin, se dressait un temple creusé en plein roc.quatre statues colossales, taillées dans la falaise, contemplaient le Nil, face au soleil levant.- Oh ! Monsieur Poirot ! comme c'est merveilleux ! s'écria Miss Robson.#à les voir si grands et si calmes, on se rend compte de notre petitesse.Mr Fanthorp, non loin d'elle, murmura :- En effet.c'est impressionnant.- Grandiose ! renchérit Simon Doyle, qui venait d'arriver.Puis il ajouta, s'adressant à Poirot :- Vous savez, les temples et les musées ne m'emballent guère, mais un tel spectacle ne peut laisser personne indifférent.Ces vieux Pharaons devaient être des types remarquables.Les autres s'étant éloignés, Simon Doyle baissa le ton.- Monsieur Poirot, je me félicite que vous participiez à cette excursion ! Cela met bien des choses au point.Ainsi Linnet a recouvré son sang-froid : elle m'affirme se sentir enfin capable de faire face à la situation.- Pourquoi pas ? dit Poirot.- Lorsqu'elle s'est aperçue de la présence de Jacqueline à bord, elle a eu un choc terrible, mais peu à peu elle s'est habituée à.l'idée de la rencontrer et maintenant nous avons tous deux pris la décision de ne plus chercher à éviter cette impertinente.Nous soutiendrons la lutte de pied ferme, et nous lui démontrerons que son attitude stupide ne nous en impose plus.Nous la traiterons désormais par le mépris et elle finira bien par comprendre.- Je l'espère, dit Poirot, pensif.Linnet appar˚t sur le pont.vêtue d'une robe de toile jaune p‚te.Toute souriante, elle salua Poirot et attira son mari à l'écart.Mrs Allerton rejoignit Poirot et lui confia :- Voyez donc comme cette jeune femme s'est vite transformée.#à Assouan, elle semblait si malheureuse ! Aujourd'hui, sa joie éclate.Mais il me semble que cette bonne humeur est tout de même un peu affectée.Avant que Poirot e˚t eu le temps d'exprimer son avis, le guide appela les touristes et tous débarquèrent sur le rivage pour la visite du temple Abou Simbel, Poirot marchait à côté d'Andrew Pennington.- Est-e votre premier voyage en Egypte ? lui demanda-t-il.- Non.J'y suis déjà venu en 1923, mais je n'ai pas poussé plus loin que le Caire.- Vous avez fait la traversée sur le $Normandie, m'a dit Mrs Doyle ?- C'est exact.- N'auriez-vous point, par hasard, rencontré sur ce paquebot des amis àmoi : les Rushington Smith ?- Ce nom ne me dit rien.D'ailleurs, les passagers étaient nombreux et la mer si mauvaise que la plupart d'entre eux sont restés enfermés dans leurs cabines.Et puis, le voyage est si court qu'on ne peut guère lier connaissance avec les gens.- C'est juste.quelle charmante surprise pour vous de revoir Mrs Doyle et son mari ! Vous ignoriez le mariage de Linnet, n'est-ce pas ?- Absolument.Mrs Doyle m'avait bien écrit, mais sa lettre m'a suivi jusqu'en Afrique et m'a été remise quelques jours après notre rencontre inopinée.- Vous la connaissez depuis longtemps ?- J'ai connu Linnet Ridgeway alors qu'elle était haute comme trois pommes.Son père et moi, étions des amis intimes.- Sa fille hérite d'une fortune considérable, si je ne me trompe.Ah !pardon, je deviens indiscret.- C'est un secret de Polichinelle.Linnet est une femme extrêmement riche.- La forte dégringolade des valeurs au Stock Exchange a d˚ tout de même affecter son portefeuille ?Pennington hésita un moment avant de répondre.- Oui, jusqu'à un certain point.La situation en Bourse n'est pas bien s˚re !- Je me plais à constater, cependant, que Mrs Doyle possède un sens aigu des affaires [ Pobierz całość w formacie PDF ]

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